A la veille du déplacement d'Arsenal à Manchester United, dimanche (17h00), l'entraîneur français des Gunners , Arsène Wenger, refuse toute forme de sinistrose. Sur le papier, ses hommes ont pourtant une pression maximale : Arsenal n'a pas remporté la moindre victoire en championnat cette saison. Il possède dix points de retard sur son hôte. Une défaite serait déjà une lourde hypothèque sur l'objectif d'un titre de champion. La victoire obtenue à Hambourg mercredi (1-0) en Ligue des champions semble avoir convaincu Wenger que son équipe, « potentiellement de top niveau » avait effectué les réglages nécessaires. Tout irait mieux si Thierry Henry n'était pas plus qu'incertain en raison d'une blessure au pied. « Il ne s'est pas encore remis. Il y a une petite chance qu'il joue, mais très petite .»
Lire l'Interview...Arsène Wenger, ce choc est un match à absolument gagner ou à ne surtout pas perdre, non?
Je veux gagner. Il va être différent des matches que nous avons disputés jusqu'à présent, contre des équipes qui refusaient de jouer. Jouer à l'extérieur contre une grosse équipe peut être intéressant. Nous venons de le faire en Ligue des champions et ça nous a réussi (1-0 à Hambourg). Peut-être que l'équipe a besoin de ce type de défis en ce moment.
Si vous perdez, vous aurez 13 points de retard sur Manchester. Le championnat sera-t-il perdu?
Jouons ce match et gagnons-le. Il y aura alors sept points d'écart. Si nous remportons ensuite notre match en retard, il y en aura quatre. Vous pouvez calculer comme vous voulez. Moi je calcule comme ça.
Cela fait longtemps que vous n'avez plus gagné à Old Trafford (2002) et votre début de saison n'incite pas à l'optimisme .
Je suis convaincu que nous avons une bonne chance de battre Manchester United. Vous ne remportez jamais le championnat si vous perdez contre Manchester United, Chelsea et Liverpool. Vos ambitions, vous les évaluez sur la foi de ces gros matches.
Vous visez donc toujours le titre?
Cela fait deux ans que nous n'avons plus gagné le championnat et je commence à trouver ça un peu long.
Le problème d'Arsenal n'est-il pas de vouloir marquer le but parfait?
Nous avons une philosophie de jeu. Quand ça ne marche pas, ça se retourne contre nous, les gens s'interrogent. Cela ne signifie pas qu'il faut changer de philosophie. Il faut juste améliorer la manière dont vous voulez jouer. Et les victoires suivent forcément, comme une conséquence. Cette équipe est potentiellement de top niveau. Certainement une des meilleures que j'ai eues à Arsenal. Il faut juste trouver le bon équilibre. Contre Middlesbrough (1-1), on a tiré 21 fois au but, eux une fois. Vous ne pouvez pas parler d'équipe en crise. Nous ne sommes pas assez efficaces mais ça ne va pas durer.
Vous n'auriez pas intérêt à bétonner un peu plus derrière?
Si ça aboutit à ne pas jouer, ce sera très dangereux pour le football. Quand le sport ne récompense pas celui qui prend des initiatives, ça devient très ennuyeux.
Les Manchester - Arsenal sont toujours très...
(Il coupe) Animés. Mais ne vous plaignez pas, on vous a donné de la matière pour écrire. Un match entre Man United et Arsenal qui ne serait pas engagé serait décevant. Ce ne sera pas le cas dimanche.
Après Chelsea et Manchester notamment, d'autres clubs anglais intéressent des investisseurs étrangers. Cette évolution est-elle souhaitable?
J'ai toujours dit que ça amenait un changement de philosophie. Je ne sais pas les implications que ça aura, bonnes ou mauvaises. Moi, je trouve rassurant d'avoir des propriétaires anglais qui sont avant tout supporteurs d'Arsenal. Un jour je m'en irai, les joueurs s'en iront. Ce sont les propriétaires qui transmettront les valeurs du club. Il est important que les clubs anglais continuent à véhiculer leurs valeurs propres et ne se préoccupent pas juste de dépenser plus que les autres. Jusqu'à présent, un des charmes des clubs anglais était d'avoir été fondés et d'être contrôlés par les supporters. Le football anglais doit répondre à ces questions.
Source : l'équipe










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